L'ENFANT non équitable: une marchandise docile et peu onéreuse
Par lisa le vendredi, juin 6 2008, 07:38 - Equitable pour nos enfants ! - Lien permanent
Bonjour à tous,
aujourd'hui, sur le Blog du Commerce Equitable et du Bio, je tenais à vous parler d'un sujet qui me tient à coeur: LES ENFANTS. Effectivement je suis toujours un peu retournée lorsque je vois ou je lis des reportages sur la souffrance des enfants dans le monde. Nos enfants ont de la chance de ne pas connaître cet enfer. ...Je pense qu'il faut en parler afin qu'un maximum de personnes puissent aider à leur façon en en parlant à leur tour, en adhérant à des associations/mouvements de défense des droits de l'enfant, en participant financièrement à des missions......
Je compte sur vous pour réagir et me donner vos avis, raconter les actions (missions) que vous avez pu réaliser, si vous avez même des photos/films envoyez les moi afin que je les publie.
Merci à l'UNICEF qui m'a fournit un grand nombre de ressources
Lisa
Effectivement, comme vous devez le savoir la protection de l'enfance et la non exploitation de ces derniers est un des piliers du commerce équitable. Hélas, encore aujourd'hui, beaucoup trop d'enfants sont peu ou pas scolarisés ou sont forcés à travailler dans le monde. Ainsi, 1.2 millions d'entre eux sont exploités afin d'être soumis à des tâches dures et éprouvantes.
La traite des enfants est le recrutement, le déplacement et la réception d’un enfant aux fins de son exploitation, quels que soient les moyens utilisés. Elle peut concerner des travaux agricoles, domestiques, le travail dans des carrières, pour des chantiers, dans le secteur informel. 1,2 million d’enfants seraient victimes de la traite chaque année.
Le cas du Bénin est significatif. Philippe Duamelle, représentant de l’Unicef, l’explique :
"Au départ, il existe une pratique traditionnelle tout à fait respectable, le "vidomegon", qui consiste pour une famille à confier son enfant à une famille plus fortunée dans laquelle, en échange d’une participation aux travaux domestiques, l’enfant est logé, nourri et accède à un enseignement scolaire. D’ailleurs plusieurs ministres béninois en ont bénéficié dans leur jeunesse. Bien que cette pratique existe toujours sous sa forme respectable, on a aussi observé, au fil du temps, une dérive perverse de ce système. Des réseaux emmènent des enfants pour leur confier des travaux durs, dangereux, les exploiter sous diverses formes en violation de leurs droits fondamentaux
, comme l’accès à l’éducation par exemple"
Combattre le trafic, aider les victimes
L’Unicef soutient les gouvernements, notamment en Afrique de l’ouest, pour lutter contre ce phénomène. La coordination entre pays porte sur les deux aspects du problème. D’abord à travers un volet d’aide aux victimes :roll: : identification, rapatriement, accueil, prise en charge et réinsertion. Ensuite par un volet judiciaire, pour sanctionner les organisateurs de la traite qui bafouent les règles élémentaires du Commerce équitable, de l'éthique et de la protection des enfants.
Au niveau local, Philippe Duamelle explique encore :
"L’Unicef a coproduit un film intitulé "Anna Basile et le trafiquant" : le film est fourni avec deux livrets, un pour les enfants, l’autre pour les enseignants, afin d’encourager des débats dans les écoles. L’Unicef a également un partenariat avec le Cinéma Numérique Ambulant, une équipe qui présente le film dans les villages, avec l’impact que l’on peut imaginer sur des gens qui n’ont jamais accès au cinéma. Par ailleurs, l’Unicef appuie à Cotonou des centres de prise en charge des enfants qui ont été victimes de la traite : pendant une durée qui peut aller jusqu’à trois mois, les enfants reprennent un rythme de vie normal, retrouvent la confiance envers les adultes, sont scolarisés ou rescolarisés, éventuellement soignés, pendant que leurs familles sont préparées à leur retour"
Au Bénin, le combat contre la traite s’inscrit dans une démarche générale de lutte contre le travail des enfants. Pour en savoir plus :



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